Dépravation des mœurs : A qui la faute ?

0
130

On ne le dira jamais assez ; la société togolaise est de plus en plus dépravée. En effet, les pratiques avilissantes de l’être humain ont pignon sur rue dans le pays. La semaine dernière, des soirées de partouze organisées dans la commune Golfe 5 ont fait bruits sur les réseaux sociaux, avant d’être interdites par le maire. Cette situation pose donc la question du rôle des autorités dans la moralisation de la société togolaise. Mais aussi, elle pose la question de la responsabilité sociale de chaque individu.

Alors que les pratiques de dépravation des mœurs se poursuivent dans le pays, le sujet semble moins intéressé le gouvernement. Pourtant, à cor et à cri, nombreuses sont ces organisations de la société civile qui ne cessent de réclamer une politique gouvernementale moralisant l’espace social commun. La progression des pratiques obscènes et des comportements dégradants faire donc croire à certains que le gouvernement ne prend pas la question à bras le corps. Et pour cause, des jeunes filles mineures continuent de se prostituer dans les espaces publics, sans être interpellées par la police.

La pratique de l’homosexualité, que le ministre Trimua a critiqué récemment dans une interview, continue de se poursuivre. Pis encore, il existe des réseaux de prostitués homosexuels qui opèrent dans la capitale, selon plusieurs informations. Le proxénétisme a pignon sur rue… Les prostituées exercent dans des endroits où il y a des habitations et où l’on trouve des adolescents. Des prostituées sont même installées près des établissements scolaires. C’est le cas à Déckon et à Agoè par exemple.

Que des enfants voient chaque jour, devant leur maison, des travailleuses du sexe avec des tenues indécentes ; cela peut constituer un danger pour leur éducation, pouvant les amener à vite suivre cette mauvaise voie. Il urge donc d’encadrer ou carrément interdire ces pratiques de prostitution, dans le pays. C’est de même pour l’homosexualité. Sur ce registre, le gouvernement pourrait mettre en place « la police des mœurs » tout comme il existe « la police des cultes ». Il s’agira donc encore de légiférer sur les pratiques susmentionnées en rendant les textes beaucoup plus répressifs et dissuasifs.

Responsabilité partagée

A qui la faute, si la société a perdu ses valeurs morales ? A cette question, les réponses sont tout évidemment multiples. L’éducation parentale ? La société ? L’état ? Toutes les réponses sont recevables ; mais le moins qu’on puisse dire est que la responsabilité reste partagée.

Beaucoup de familles sont elles-mêmes dépourvues de valeur morale. Du coup, il est bien évident qu’une fois que l’éducation parentale est ratée, l’enfant devienne un problème pour la société. Mais le progrès technologique avec l’arrivée des réseaux sociaux, en est pour quelque chose aussi. C’est pour cela que dans certains pays comme le Chine, l’usage des réseaux sociaux est très règlementé. Les sites pornographiques sont censurés et cryptés.

Dans ces pays, la prostitution reste très encadrée. Dans les pays islamiques par exemple, la morale religieuse prime sur tout, de tel sorte que la société elle-même bannit certains comportements. Et le gouvernement reste le garant de ses valeurs morales ; en punissant sévèrement toute dérive jugée contre-nature.

Mais, faut-il préciser, ces pays susmentionnés ne sont pas des exemples en matière démocratique ; pourtant leurs sociétés sont très moralisées où on ne badine pas avec les valeurs.

Somme toute, le Togo devrait lancer une politique de moralisation de la société car une société dépravée est en perdition. Et ce, tout en gardant à l’esprit le respect des droits humains et la liberté d’expression. Une équation difficile, mais possible ; car la jeunesse est en train de baigner dans la facilité et la médiocrité. Sans la vulgarisation des valeurs, la société part en vrille.

Charles AYI

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici