Affaire d’interpellation des enseignants grévistes : la FESYNTET parle de l’usage de faux

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Au lendemain des interpellations tous azimuts des enseignants réunis au sein du Syndicat des enseignants du Togo (SET), la Fédération des Syndicats des travailleurs des enseignements du Togo (FESYNTET) a fait une sortie médiatique le 26 janvier 2021 à Lomé. L’objectif de cette sortie, est d’éclairer la lanterne de l’opinion sur l’interpellation de leurs camarades et d’appeler l’ensemble des enseignants à plus de retenue et de calme afin de permettre aux centrales syndicales et aux fédérations des syndicats de l’éducation impliquées dans la recherche d’une solution par le dialogue, de trouver une issue heureuse à la crise actuelle et ceci pour le bonheur   de tous.

Relative à l’arrestation des camarades du Syndicat des enseignants du Togo (SET), le Secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs des enseignements du Togo (FESYNTET), Abaglo Ayité, parle de vice de procédure d’enregistrement du SET. Aussi, le secrétaire général à travers une déclaration, a fait cas de l’émargement frauduleux d’une liste de présence des membres du SET, alors que la rencontre a été virtuelle.

« Il est question d’une plateforme revendicative qu’un groupe d’enseignants a déposée. Et depuis un moment, l’autorité a trouvé que la procédure de création de leur mouvement n’est pas légale. Et par rapport à cela, il y a eu des interpellations. On a estimé qu’il y a eu usage de faux et par rapport à cela, on a interpelé certains parmi eux. Nous en tant que Fédération comme je le disais tantôt, nous ne pourrons pas rester les bras croisés. Les 8 Fédérations siégeant au Cadre permanent de concertation et les Centrales syndicales, ont estimé qu’il faut inviter le gouvernement à faire diligence pour leur libération, ce qui a été fait. », a expliqué Abaglo Ayité.

La FESYNTET a invité par ailleurs, les enseignants aux respects des tests légaux en matière d’installation d’un syndicat comme la constitution togolaise l’indiquent.

« Nous estimons que nous sommes dans un Etat de droit et le droit syndical est un droit fondamental, il est autorisé par la constitution togolaise. Néanmoins, pour parvenir à la création d’un syndicat, il va falloir que nous respections les tests légaux qui sous-tendent la création d’un syndicat.  Nous pensons que dorénavant, il va falloir que les camarades qui estiment que leur droit sont brimés et qui veulent créer leur syndicat, puissent le faire en toute légalité pour éviter des évènements de telle envergure », a exhorté le Secrétaire général de la FESYNTET.

 Lire l’intégralité de la déclaration de la FESYNTET

 

                                           Déclaration de la FESYNTET

Depuis le 16 janvier 2021, le monde éducatif une fois encore est confronté à des agitations brusques dues aux revendications d’un groupe d’enseignants.

Nous FESYNTET, toujours attentive à tout ce qui se passe dans le système éducatif dans notre pays,  Considérant que nous avons fait du dialogue notre cheval de bataille depuis notre création,

Considérant que depuis le 11 juin 2020, le dialogue et les concertations n’ont jamais été rompus entre les fédérations syndicales et le Gouvernement,

Considérant les acquis issus du protocole d’accord signé par les fédérations de l’éducation et le Gouvernement en avril 2018

Considérant le relevé de conclusions après la relecture complète  du protocole d’accord accepté et signé par tous le 03 décembre 2020.

Considérant l’arrêté interministériel portant création, attribution, organisation et fonctionnement d’un comité de conciliation du 06 janvier 2021.

Considérant l’arrêté interministériel portant création d’un comité de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du protocole d’accord relatif au secteur de l’éducation national du 21 janvier 2021

Considérant les explications fournies par les autorités gouvernementales à la rencontre du 21 janvier 2021 avec les centrales syndicales et les fédérations de l’éducation impliquées dans la recherche d’une solution par le dialogue, relativement à la gravité des faits reprochés au groupe d’enseignants poursuivis,  Déclarons ce qui suit :

  • Nous remercions les membres du Gouvernement à savoir le Ministre des

Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l’Artisanat et son collègue le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et du dialogue Social, pour leur sens d’écoute  qui a abouti à la libération de nos camarades détenus

  • Demandons aux protagonistes de la crise actuelle de privilégier la voie de concertation et du dialogue
  • Invitons en conséquence nos camarades qui ont des préoccupations liées à l’exercice de notre fonction à se joindre à la table de négociation afin que des réponses idoines puissent être trouvées à ces préoccupations
  • Appelons nos collègues enseignants sur le terrain à plus de retenue et de calme afin de permettre aux centrales syndicales et aux fédérations des syndicats de l’éducation

Impliquées dans la recherche d’une solution par le dialogue, de trouver une issue heureuse à la crise actuelle et ceci pour le bonheur de nous tous.

5-Demandons au gouvernement d’accélérer la procédure de finalisation des résultats du concours de recrutement des Enseignants du 12 décembre passé, ceci dans l’intérêt des établissements scolaires qui ont un besoin accru en personnel enseignant.

  • Demandons humblement au Gouvernement d’assouplir les conditions d’âges et d’années d’expérience pour le concours des inspecteurs et conseillers pédagogiques, afin de permettre à un grand nombre de tenter leur chance.
  • Remercions enfin une fois de plus les autorités judiciaires qui ont bien voulu faire dilegence pour la libération de notre camarade BAHO passé le 24 janvier 2021.

Fait à Lomé, le  26 Janvier 2021

La FESYNTET

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